Système de barre/safran de secours
Garder fermement le cap est la seconde priorité juste derrière le maintien à flot du bateau.
Avec Hydrovane, votre bateau dispose de deux systèmes de barre totalement indépendants.
L’Hydrovane s’impose comme système de safran et de barre de secours le plus robuste à ce jour.
Les autres régulateurs d’allure imposent d’embarquer un safran de rechange. Cependant, en situation d’urgence, disposer d’un système déjà en place et prêt à l’emploi, sauve le bateau. Sans compter que la perte du safran n’est pas le seul problème auquel il faut se préparer…
Imaginez ces scénarios :
- Panne de safran : savez-vous de quoi est fait l’intérieur de votre safran ? La fabrication typique est une âme en mousse avec les lattes en acier inox, le tout recouvert de fibre de verre. L’inspection est difficile à envisager et, quand la corrosion s’installe, on l’ignore jusqu’au jour où le pire se produit.
- Fissure dans l’aileron de safran : la corrosion caverneuse de la mèche inox est souvent la cause de l’éclatement des ailerons de safran en deux parties. Dans un tel scénario, le bateau perd son safran.
- Défaillance du secteur de barre : la plupart des bateaux sont dotés d’une barre franche de secours (obligatoire sur les bateaux à barre à roue battant pavillon français), mais quand avez-vous essayé de l’utiliser la dernière fois ? Sa fixation est parfois à un endroit difficile d’accès (cabine arrière sur un bateau à cockpit central, par exemple) et son utilisation est impossible par mauvais temps.
- Rupture des drosses de gouvernail : avez-vous des câbles de rechange et savez-vous comment les installer ?
- Dysfonctionnement de la barre hydraulique
Lisez cet excellent article publié par le mensuel SAIL en mars 2018 : KNOW HOW – RIGGING EMERGENCY RUDDERS
En vous préparant à une telle éventualité, demandez-vous
- Combien de temps vous faudrait-il pour revenir au port ?
- Comment éviter la fatigue face à une telle situation ?
- Sans système de secours efficace et opérationnel, auriez-vous la capacité de naviguer ou de barrer sans défaillance par mauvais temps ?
- Que se passerait-il en cas de perte de la barre à proximité de la côte ?
DES HISTOIRES AVEC UNE FIN HEUREUSE
Nous recevons en permanence des récits de nos clients (recherchez ‘Emergency’ sur notre page de témoignages), en voici quelques-uns.
DO NOT USE / DELETE
Survivre à la tempête de juin 1994 (Queen’s Birthday Storm)
« Pendant la tempête de juin 1994 (naufrage de 6 yachts) l’Hydrovane nous a épargné des jours de barre épuisants et permis de pomper, préparer la nourriture, nous reposer et réaliser les réparations nécessaires.
À près de 10 nœuds, complètement à sec de toile par grosse mer de l’arrière, l’Hydrovane a barré la plupart du temps, avec un seul équipier assis derrière la barre à roue, ‘à la place du mort’. En pareilles circonstances, la fatigue est un adversaire sérieux et insidieux qui mène à la passivité et aux appréciations aléatoires et potentiellement aux erreurs mortelles.
Quand nous avons essayé de déployer une ancre flottante, nous avons été rattrapés par une vague qui a cassé le système de barre de notre safran principal, mais l’Hydrovane a tenu le coup. Je ne connais aucun autre système de ce type capable de résister à une telle punition. Avec le safran principal hors service, nous avons parcouru sous Hydrovane les 500 milles qui nous séparaient des Fidji. »
– Voilier Mary T, Cheoy Lee Offshore Rhodes 41
Rupture du secteur de barre en route vers les Marquises
« À 9 h ce matin le secteur de barre s’est fissuré en deux endroits. Il doit maintenant être réparé.
Nous avons installé et centré une barre franche de secours et nous naviguons maintenant sous Hydrovane. Ce régulateur d’allure fonctionne parfaitement si on considère que nous utilisons le levier de la pompe de cale manuelle comme barre franche. La manœuvre est aussi simple que de barrer un petit canot à moteur avec la barre d’un moteur hors-bord. Avant cet incident, nous filions, poussés par un vent arrière de 25 nœuds, mais nous sommes passés au moteur pour faciliter les manœuvres.
Nous faisons maintenant route directe vers Atuona pour les réparations et pensons arriver demain en fin d’après-midi. Fatu Hiva attendra une autre occasion.
Beaucoup de facteurs jouent en notre faveur. Tout d’abord l’Hydrovane facilite significativement le pilotage en nous évitant de devoir barrer depuis les entrailles du navire. Ensuite, nous sommes à 145 milles nautiques du premier port sûr et plus probablement du premier soudeur ou mécanicien compétent. Troisièmement et plus important encore, la panne est intervenue loin de toute terre et nous avons pu traiter les problèmes dans l’ordre en essayant diverses techniques de pilotage jusqu’à trouver la bonne combinaison. Et enfin, après une mauvaise nuit ponctuée de puissants grains, le ciel s’est éclairci ce matin pour saluer l’alizé. Atterrage demain matin »
– Voilier Madhatter, Ketch Roberts 44,
Arrachement du safran principal sur un bateau neuf pendant la traversée de l’Atlantique
« …L’Hydrovane a accompli un travail fantastique et sans lui nous aurions pu finir sur la côte du Sénégal, ou avant cela, être anéantis dans une collision avec de plus gros navires sur la route maritime entre le Cap Vert et l’Afrique, c’était mon inquiétude majeure.
[Après la perte de notre safran principal], nous avons navigué comme vous le savez sans doute, sous régulateur d’allure avec ancre flottante et voilure réduite au maximum. Pour ma part, je pense que nous aurions été en grande difficulté sans régulateur d’allure. Nous avions besoin de plus de puissance pour barrer le voilier, c’est vrai, mais je pense qu’il faut prendre en compte les conditions suivantes : un déplacement lourd comme le mien à quille semi-longue, mais SANS safran tend toujours à lofer parce que le plan de dérive (forces latérales…) est détruit dans la mesure où le safran y contribue largement. Notre grand-voile également était endommagée et donc inutilisable. L’équilibre global du voilier était perdu, rendant le pilotage quasi impossible… MAIS nous avons fait route jusqu’au Cap-Vert et nous en sommes fiers.
Un bateau lourd avec chaque chose à sa place se pilote au régulateur d’allure, incontestablement ! Avant cette fortune de mer, l’Hydrovane barrait superbement et tout le monde à bord était stupéfait de sa facilité d’utilisation et de ses talents de barreur nettement supérieurs à ceux de notre vieux pilote automatique.
Dans tous les cas, je pense que c’est une belle histoire qui finit bien grâce à notre Hydrovane. »
Voilier Modus Vivendi, Motiva 49
Accident évité de justesse dans un chenal après la perte du gouvernail
« J’ai un C&C 39 avec safran suspendu semi-compensé. J’avais l’intention de naviguer au large en famille. Pour être sûr de ne pas rencontrer de problèmes de barre, j’ai demandé à un [ingénieur] de dessiner un nouveau safran plus moderne. J’ai ensuite fait fabriquer le safran par un [chantier naval]. Et pour être complètement sûr, j’ai posé un Hydrovane à l’arrière du bateau.
J’arrivais avec mes deux jeunes fils (10 et 12 ans) entre les deux brise-lames en blocs de pierre du chenal de Nuevo Vallarta au Mexique. Une houle significative agitait le chenal tandis les vagues se brisaient sur les roches des brise-lames. Mon plus jeune fils était à la barre et je lui ai dit d’accélérer un peu pour ne pas être rattrapé par la houle au risque de partir au lof.
Dès l’entrée entre les deux jetées en pierre mon fils s’est mis à crier pour nous dire qu’il ne parvenait pas à barrer. J’ai saisi la barre et… rien. Le bateau lofait en direction des rochers du brise-lames à près de 5 nœuds. Pensant que la drosse de barre était cassée, j’ai enclenché le pilote automatique. J’ai vu le pilote manœuvrer la mèche de safran et… toujours rien.
Des personnes ont commencé à nous adresser de grands signes et les « pangas » alentour nous ont crié de nous éloigner des rochers. J’ai enclenché la marche arrière à plein régime et les vagues ont commencé à éclater contre le tableau arrière. Selon les indications du sondeur, nous aurions dû talonner et j’ai pensé que nous allions finir broyés sur les rochers ou retournés par les vagues qui éclataient contre la poupe et commençaient à noyer le cockpit.
C’est alors que je me suis souvenu de l’Hydrovane juste derrière moi ! J’ai tiré sur la goupille et poussé la barre à fond et, avant d’avoir le temps de nous en apercevoir, nous étions de retour dans le chenal et amarrés.
L’inspection du bateau de l’extérieur montrait que le safran principal avait complètement disparu. Nous l’avons retrouvé plus tard dérivant dans le chenal. La mèche était brisée peut-être par corrosion ou pour une quelconque autre raison.
Tout cela est arrivé avant-hier et je n’ai qu’une seule chose à dire merci.. »
Voilier Outrider, C&C 39
